isambilo dozera #imamuse

Faire rire, c’est faire oublier. Quel bienfaiteur sur la terre, qu’un distributeur d’oubli, disait Victor Hugo. Isambilo Dôzera est un de ces rares faiseurs d’oubli que l’on peut rencontrer à Madagascar. Il fait partie de la jeune génération émergeante  d’humoriste, qui cherche à percer dans cet univers assez difficile à conquérir.


Futur médecin et humoriste en herbe

Le rêve d’Isambilo Mahefa RANDRIANASOLO est de devenir un vrai professionnel en tant qu’humoriste. En effet, faire rire les gens fait partie de sa nature. Sa vocation s’est réveillée lorsqu’il était encore un boyscout, car dans le scoutisme, on a l’habitude de jouer des saynètes  lors des feux de camps, par exemple. « En 2013, Francis Turbo et Gothlieb ont fait un casting pour les humoristes en herbe, lors d’un évènement. J’ai été choisi et cela m’a encore plus encouragé à faire tout mon possible pour devenir humoriste », raconte celui qui a choisi comme nom d’artiste : Isambilo Dôzera. Mais à part ce rêve d’enfant qui est en train de se réaliser, ce jeune homme de 21 ans suit aussi des cours à la faculté de médecine d’Ambohitsaina et anime la radio universitaire.

Jouer avec les grands

Isambilo Dôzera forge petit à petit sa carrière d’humoriste. Il a déjà joué dans des pièces de théâtre et dans des comédies musicales. Il a également déjà partagé la scène des humoristes de renom comme Francis Turbo au CCESCA Antanimena, pour son spectacle intitulé “Andriamanitra o! inona ary ity » ; et Gothlieb, dans “An’iza ny lamba mihahy”. « Il n’y a ni comédien ni humoriste dans ma famille. Ce sont mes aînés dans cet univers qui m’apprennent et me conseillent. Dadavy, Gothlieb, Francis Turbo, Fou hehy, Etsetra etsetra… je les observe et je les imite tous un peu. Les humoristes étrangers tel que Jamel Debouze et Kev Adams m’inspirent aussi, notamment côté scénique », avoue Isambilo Dôzera. Depuis l’année dernière, ce jeune humoriste organise, avec son association de jeunes humoristes, Mad Comedy Club, un spectacle qui s’appelle AFON’DLÔL. La deuxième édition se tiendra le 4 mars prochain au CGM Analakely.

Un public à amadouer

Cependant, être humoriste à Madagascar n’est pas chose aisé, selon Isambilo Dôzera. « Le public malgache est assez difficile à séduire. Il a tendance à n’apprécier que ceux qui ont déjà acquis une certaine célébrité. Nous sommes obligé de marcher derrière les pas de nos aînés », déplore-t-il. Isambilo est conscient que l’auditoire d’un spectacle d’humour est parfois imprévisible. « Les gens peuvent rire d’un mot ou d’une phrase que tu ne destinais pas du tout à les faire rire, raconte-t-il, mais le contraire peut aussi se produire : ils sont de marbre devant un  sketch que tu croyais drôle ». Notre jeune comédien garde même quelques souvenirs de ses expériences sur scène, comme la fois où il était tombé d’un podium et a failli se casser les pieds. « Le public riait parce qu’il croyait que c’était un jeu de scène », s’amuse Isambilo. Il garde, en outre un mauvais souvenir du spectacle « Fetin’ny Maman’ ty 2 » à Antsahamanitra, pendant lequel, il a été hué par le public. Quoi qu’il en soit, Isambilo Dôzera ne désespère pas de réussir et de devenir un jour un grand humoriste.

 

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